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Carnet
Actualités - Architecture - Urbanisme -
n°007/Jan.10

Nouvel an, Nouvelle adresse & Meilleurs vœux !

2010. Le CAUE 92 a quitté Sceaux le 4 janvier. Le petit château que le CAUE occupait depuis 1998 est repris par le Département des Hauts-de-Seine. Avant de s’installer à Nanterre où il devrait débarquer dans le futur, non loin du Conseil général et de la Préfecture, il fait escale à Vanves où, installé à la proue d’une ancienne nef industrielle, pendant les trois années à venir, il développera et poursuivra son entreprise de conseil, de pédagogie, de formation et d’information dans la joie et la bonne humeur. N’ayez donc aucune réticence à nous contacter, continuez de suivre notre actualité sur internet (bientôt un nouveau site), et dès le chantier d’aménagement achevé, une série de nouveaux rendez-vous vous inciteront à venir découvrir le 38 rue du Clos-Montholon.

CAUE 92
Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Hauts-de-Seine
38 rue du Clos-Montholon, 92 170 Vanves
Tél. : 01 41 87 04 40
http://www.caue92.fr

SNCF « Clamart » depuis Montparnasse + 3 minutes à pied. › Bus : 189 (arrêt clos Montholon), 579 et 394 (arrêt gare de Clamart), 323 et Tuvim (arrêt Général-de-Gaulle) › Automobile : D130 depuis Paris - Porte Brancion sur 2,5 km puis, juste avant le pont SNCF, tourner à droite avenue de la Paix (D72) et à gauche rue du Clos-Montholon. › Parking auto gare de Clamart + places fréquentes dans la rue et alentour.

Image : Daniel Firman, « Gathering », 2000. Plâtre, vêtements, son, lumière, objets divers en plastique, métal…
270 x 160 x 200 cm. Collection FRAC Bourgogne © Daniel Firman, photo : André Morin


Comme on jette des notes sur un carnet, cette publication inventorie des projets qui ont arrêté notre attention. Pour étoffer la collection, signalez-nous vos projets : carnet@caue92.fr

+1 An
Maison de retraite Lasserre + logements
Issy-les-Moulineaux, ZAC Corentin Celton

Monolithe. La maison de Retraite Lasserre a été construite à proximité immédiate de l’hôpital Corentin Celton. Le bâtiment est construit en U autour d’un jardin orienté plein sud. L’organisation d’ensemble répartit astucieusement l’Ehpad sur la rue et son animation, tandis que les logements familiaux sont tournés vers l’intérieur de la parcelle et le jardin de l’hôpital, au calme. Rien, extérieurement, ne distingue physiquement les deux programmes. Ce monolithe, qui suit les inflexions de sa parcelle dont il épouse exactement les limites, est sculptural. Inévitablement, pour être paré de la même pierre grise que celle employée par l’architecte Peter Zumthor pour les thermes de Vals, il évoque à ceux qui la connaissent cette référence majeure de l’architecture « sur mesure ». Le calepinage des lits de pierre relève d’un travail si précis que le bâtiment semble avoir été équarri et lissé dans une roche mate qui, bizarrement, lui aurait préexisté ici. D’apparence simple, cette surface sur laquelle alternent affleurements et creux des baies vitrées est lisse et austère (certains voisins le lui reprochent). Mais comme les architectes aiment jouer avec les sens, le bâtiment est paradoxal : une fois dans les étages, la perception s’inverse, l’austérité cède le pas à une lumière étale, douce, exploitée partout pour guider les pas du personnel et le séjour des résidents. Les détails médicaux disparaissent au profit de référents domestiques servis par un choix de matériaux et de couleurs chauds. La salle à manger, derrière sa baie vitrée panoramique et ses rideaux plissés, évoque le restaurant d’un grand hôtel. Les dimensions sont généreuses. Quatre étages de la maison de retraite équivalent à six étages dans la partie logement. Dans les chambres, habillées des effets personnels des résidents, les allèges sont basses pour ne pas faire obstacle à la vue des personnes allongées. Formant banquette dans l’épaisseur des baies, elles développent un petit espace affectif, approprié par les résidents pour asseoir les enfants, ou déposer leurs trésors essentiels, cadres, livres, coussins, bouquets ou bibelots. Et l’on se prend à rêver qu’un jour nous voudrons aller vivre nos derniers jours dans une maison de retraite, spécialement choisie comme dernière demeure pour finir en paix. (Et puis renaître sous la forme d’un fœtus astral, comme le savant Bowman tombé sous l’influence du monolithe noir de « L’Odyssée de l’espace » dans la fiction de Kubrick…)

http://www.enaudlpoux.com

Maître d’ouvrage : SEMADS (Société anonyme d’économie mixte de l’Arc-de-Seine) › Maître d’œuvre : Elizabeth Naud et Luc Poux architectes ; BET structures, fluides, cuisine : Trouvin, snc Lavalin groupe ; économiste : GV Ingénierie ; acousticien : Peutz + associés ; consultant gériatrique : Gerold Zimmerli › Programme :  Ehpad 131 lits, hôpital de jour pour Alzheimer (10 places)
et 2 logements de fonction + 41 logements PLI, 75 parkings en sous-sol - Programme construit dans le cadre d’un partenariat avec l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, la Ville d’Issy-les-Moulineaux et le Centre d’action sociale de la Ville de Paris › Energie et environnement : Régulation des apports solaires (pas de chambres au Sud), chauffage calibré selon ensoleillement des façades, stores extérieurs et stores intégrés dans le double-vitrage, entretien des façades sans nacelle, cour en pleine terre et toiture végétalisée, choix de matériaux inertes › SHON : 19.900 m2 dont 7.500 m2 Ehpad › Coût des travaux : 18 M € h.t. dont 13,4 M € Ehpad › Calendrier : Livraison décembre 2008. Début des travaux avril 2007. Concours lauréat février 2006 › Adresse : 4, rue Séverine.


Image : Jean-Marie Monthiers

à l’étude
Complexe sportif Léonard de Vinci. BBC
Châtenay-Malabry, cité-jardin de la Butte-Rouge

Lové. Vues du ciel (comme on ne les voit jamais), les choses sont simples. Le terrain a les contours d’une maison au toit pointu dont la base et l’un des côtés sont déjà occupés par une école « en L » de construction récente. Au centre, décaissé par rapport à la cour d’école, se trouvera le parking. Les installations du futur équipement borderont la parcelle sur ses autres côtés. Contrant l’impact d’une emprise dévorante (caractéristique des programmes sportifs) et une implantation en proue qui expose le bâtiment en pleine vue, les architectes ont choisi l’estompe. Pour ne pas faire du complexe sportif un monument, ils invoquent le sol. Un premier bâtiment bas, imaginé comme une « forme construite issue du parc », prolonge le sol de la cité-jardin selon un toit paysagé. Comme un soulèvement de terrain, il s’élève depuis l’école où il prend racine, et s’enroule en écharpe autour de la grande salle que coiffe un second volume, un parallélépipède de bois qui émerge net. Un lanterneau géant. L’implantation de l’ensemble est adroitement calée. Oblique par rapport à l’école (vis-à-vis de laquelle le volume de la grande salle est ainsi tenu à distance respectueuse), frontale par rapport aux rues qui débouchent sur la parcelle (ainsi parfaitement tenue du point de vue urbain). Elle s’ajuste précisément au terrain mais aussi aux visées écologiques et thermiques du projet. Car ici, ambitions architecturales et ambitions écologiques se confondent, et fondent un projet conçu au prix d’études de comportement très poussées. Impossible d’énoncer la somme des dispositifs architecturaux, constructifs et bioclimatiques vertueux, mais retenir l’idée maîtresse selon laquelle le « projet architectural résulte à la fois de l’art de s’intégrer dans un site, et de l’art d’interpréter ce site ». La formule, sybilline, évoque la difficulté essentielle qu’il y a à orienter efficacement un bâtiment du point de vue des objectifs thermiques et à l’installer correctement dans le tissu existant de la ville. Les réponses poussées élaborées par la maîtrise d’œuvre pour ce concours ont été rendues possible grâce à la qualité du travail de programmation effectué par le maître d’ouvrage en amont de la compétition, en association pour l’occasion avec la jeune équipe d’AMO Énergie, Amoes.

http://gaetanengasser.com/ (site en construction)

Maître d’ouvrage : Ville de Châtenay-Malabry › Maître d’œuvre : Gaétan Engasser architecte mandataire certifié « haute qualité environnementale », Baptiste Zanchi chef de projet, Patrice Engasser, architecte-urbaniste (Sarreguemines) ; BET fluides et thermique : Cferm ; BET structures et gros œuvre : EVP ingénierie ; économiste : Tecs > Assistance à maîtrise d’ouvrage : Amoes > Programme : Ensemble polyvalent à usage sportif comprenant une grande salle (44x24m) avec gradins 200 places, une petite salle (14x26m) et locaux annexes (vestiaires, douches, bureaux, dépôt de matériel, accueil et loges), 60 places de stationnement + démolition d’un ancien gymnase, déplacement d’un stade extérieur et agrandissement d’une cour d’école › Objectifs environnementaux : Niveau « Bâtiment basse consommation » (BBC) > SHON : 2 400 m2 › Coût estimatif travaux : 4,5 M€ HT › Calendrier prévisionnel : Livraison septembre 2012 › Adresse : Avenue Saint-Exupéry – avenue Léonard de Vinci.

Image : Morph

Agenda
Jeudi 18 février 2010
De l’échelle architecturale à la dimension urbaine, l’eau comme matière du projet.

Journée d’information organisée par le CAUE 92 et l’association Espaces sur l’Île de Monsieur, Sèvres

Participation : 10 € (repas)

Réservation obligatoire : 01 41 87 04 40
sophie.thollot@caue92.com

Programme et bulletin téléchargeable [.pdf]

Image : Université, Venise, Carlo Scarpa, 1985


Ce message vous a été adressé par le CAUE92,
Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement des Hauts-de-Seine
38, rue du Clos-Montholon, 92 170 Vanves, T: 01 41 87 04 40, www.caue92.fr



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