Voyages d’études | Voyage d’étude Beyrouth

du mercredi 4 avril au dimanche 8 avril 2018 de 09h00 à 18h30 du mercredi 4 avril au dimanche 8 avril 2018 de 09h00 à 18h30

ENTRE PATRIMOINE ET NOUVEAUTÉ, QUELLE IDENTITÉ POUR BEYROUTH ?

• Quelle cohabitation entre patrimoine et nouvelles constructions ?
• La gentrification, à quel prix ?

À la fin du XVIIIème siècle, Beyrouth est une ville refuge en réponse à la nature désertique, aride et destructrice, elle se développe dans un espace urbain dense entouré de remparts qui le protègent. Conçue comme une ville-jardin, elle intègre promenades et vergers nourriciers, dessinée comme un tout cohérent avec une architecture basse et un habitat collectif de trois étages donnant sur des ruelles étroites et sinueuses.
Au XIXème siècle Beyrouth gagne en importance et accueille les missions religieuses, universités, comptoirs commerciaux et consulats des puissances occidentales.
À partir de 1920, le mandat français consacre l’influence européenne sur l’urbanisme beyrouthin et accélère l’émergence d’un nouveau modèle d’urbanisation et de développement.
Durant cette période (1920/1943) et dans un contexte de pression économique et démographique forte, Beyrouth sort des murs de l’ancienne médina.
À côté des ruelles étroites de la ville arabe, de larges avenues sont percées. Après l’indépendance, en 1943, l’urbanisation s’accélère et commence à couvrir les montagnes alentour.
En 1975, la guerre civile libanaise éclate. Pendant une grande partie de la guerre un mur invisible sépare la ville entre la partie musulmane à l’ouest et la partie chrétienne à l’est. Une part importante de Beyrouth est dévastée, plus de 15.000 immeubles sont détruits ou touchés.
Les déplacements de population, sans aucun contrôle de l’État sur l’urbanisation, entraîne une croissance anarchique de la ville aux moyens de nombreuses infractions aux règles d’urbanisme et de construction. Après la guerre, Beyrouth devient un immense chantier. La reconstruction du centre-ville est confiée, sous la forme d’une concession, à la société foncière et immobilière SOLIDERE créée par Rafic Hariri en 1994. Société de droit privé, c’est la promotion et le développement des bâtiments de grande hauteur.
Dans les quartiers absorbés par ce modèle de démolition-reconstruction, les parcelles vides ou occupées par des villas traditionnelles, sont remplacées par des tours d’appartements destinés à la bourgeoisie beyrouthine.
À l’image de ses habitants multi- ethniques et des différentes religions qui y cohabitent, l’architecture est diversifiée. Des constructions de plus en plus luxueuses et hautes viennent encore une fois changer la physionomie de cette capitale millénaire. Jour après jour, des ouvrages neufs sortent de terre signés par les grands noms de l’architecture contemporaine (Herzog et de Meuron, Zaha Hadid, Youssef Tomé,...).

Information : marie-christine.duriez@caue92.com

CAUE 92
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